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TEXTE D'ORIENTATION – MAI 1996
UNE MISSION DE LA MER EN DIALOGUE
La Mission de la Mer assure une présence constante et précieuse dans l'histoire du monde maritime. Elle ne se donne pas sa mission ; en l'Eglise, elle
la reçoit de Dieu. Elle veut témoigner, au cœur du monde, de ce Dieu : Père, fils et Esprit-Saint, qui s'est fait partenaire de l'homme dans l'Incarnation de Jésus-Christ.
Nous devons concevoir cette mission comme dialogue
puisqu'il existe déjà en Dieu et entre Dieu et les hommes. Les diverses sensibilités de la Mission de la Mer sont une richesse pour vivre et faire vivre ce dialogue.
1 – UN MONDE MARITIME EN CONSTANTE EVOLUTION
Nous le constatons : de plus en plus, les règles du jeu économique sont fixées à un niveau mondial.
La véritable autorité, ce sont les marchés financiers.
Le monde maritime n'échappe évidemment pas à ces évolutions. Elles sont autant de défis que nous sommes appelés à relever en agissant pour rappeler sans cesse la place primordiale de
l'homme au cœur de ces réalités.
1.1 Commerce
Depuis quelques années, la situation de la marine de commerce française n'a cessé de se dégrader. Le nombre de marins français diminue. Ils sont de plus en plus dispersés et donc isolés.
Ils ont le sentiment d'être "oubliés" et souffrent de l'indifférence générale dans laquelle se rétrécit leur profession.
Des projets de loi concernant l'extension de l'immatriculation aux Kerguelen risquent d'accentuer encore cette dégradation.
Les marins qui restent sont amenés, du coup, à accepter des conditions de travail souvent difficiles : "C'est un retour en arrière de plusieurs années". Cette situation a des
répercussions sur les mentalités et les comportements ; par exemple, de plus en plus de réticence pour s'engager, en particulier dans les organisations syndicales.
La coexistence de marins de diverses nationalités se développe, à la complaisance, bien sûr, mais aussi à bord des bateaux battant pavillon des Kerguelen.
1.2 Pêche
Les crises de 93/94 ont révélé une mutation profonde et l'on dit couramment : "Ça ne pourra plus être comme avant !"
Même si certains secteurs, au moins périodiquement, s'en tirent mieux (thon tropical, certaines pêches saisonnières…), il y a, chez beaucoup, une grande inquiétude pour l'avenir.
La chute des prix, liée à une mondialisation des échanges ajoutée à un problème de ressource, a fragilisé (voire condamné) un certain nombre d'entreprises. Cela a des conséquences sur toute la
filière.
Cela a souvent des répercussions sur les conditions de travail dans un monde où l'aspect social a déjà du mal à être pris en compte (pêche artisanale et pêche côtière surtout).
Les crises ont provoqué la naissance de "comités de survie" qui ont mobilisé ponctuellement, marginalisant les syndicats dans certains ports.
Les femmes de marins ont pris une place de plus en plus active depuis les difficultés de la pêche.
Pendant ce temps, chacun a tendance à se considérer ^victime de la politique européenne, ce qui crée des tensions (et même des conflits) entre pays et types de pêche.
1.3 Jeunes
La situation et la formation des jeunes a beaucoup évolué.
Des Ecoles Maritimes ont fermé ou ont supprimé certaines formations alors que d'autres ont été créées (conchyliculture, plaisance…). La durée de la formation initiale évolue et est appelée à le
faire encore, au moins à la pêche.
Le nombre de jeunes navigants a, du coup, sérieusement diminué au niveau des équipages, surtout au commerce.
Les élèves des Ecoles Nationales de la Marine Marchande ont parfois du mal à trouver les embarquements nécessaires pour poursuivre leurs études.
1.4 Marins en escale
Le nombre de marins fréquentant les ports français est variable suivant les périodes et les ports, mais, d'une manière générale, très important.
Des dizaines de milliers passent chaque année dans les foyers d'accueil. On a constaté une augmentation des marins des pays de l'Est.
Certains bateaux (porte-conteneurs par exemple) font des escales très courtes d'où l'impossibilité pour ces marins d'aller en ville ou même de quitter le bord…
De plus en plus de bateaux sont bloqués
ou saisis dans les ports pour diverses raisons : faillite, problèmes de sécurité, problèmes sociaux etc. … Les marins qui y séjournent vivent dans des conditions très précaires.
2 – DES INTERROGATIONS, DES POINTS D'ATTENTION POUR LA MISSION DE LA MER
2.1 Situations d'exclusion ou de précarité
Ce fonctionnement économique est sans pitié, en particulier pour les plus démunis.
La diminution de la flotte française, au commerce mais même à la pêche, entraîne une réduction importante des postes de travail, et donc du chômage et des emplois précaires.
Les crises successives à la pêche ont créé des situations de surendettement qui, pour certains, sont un engrenage vers la pauvreté.
Des victimes d'accident ou de maladie se sentent laissés sur la touche.
Au commerce, sur les pavillons de complaisance en particulier, c'est la course aux marins les moins chers et les moins organisés…
"Il faut une inégalité de traitement en leur faveur pour remédier à l'inégalité première dans laquelle ils se trouvent" (René Le Ruyet,session de La Hublais 94)
"L'option préférentielle pour les plus démunis" nous invite à chercher avec eux des chemins de vie d'espérance.
2.2 La dimension internationale
A tous les niveaux, on parle de plus en plus de mondialisation. Cela se vérifie tout particulièrement dans le monde maritime.
Les marins du commerce ou ceux du thon tropical ont toujours vécu d'emblée des relations internationales/
Les récentes crises de la pêche, avec les problèmes de marchés, d'importation… ont bien montré que tous les marins sont confrontés à l'internationalisation.
De nombreux conflits entre métiers et entre pays ces derniers mois en sont une autre illustration.
On s'en rend compte aussi en relevant les nationalités des marins qui fréquentent les foyers d'accueil.
Il importe donc que la Mission de la Mer prenne de plus en plus en compte cette dimension internationale dans son regard, dans sa réflexion avec les marins et dans son action.
2.3 Engagements dans ce monde
Ces deux éléments importants de l'évolution du monde maritime (internationalisation et précarisation) ne facilitent pas, bien au contraire, l'engagement
au service de l'humanisation des diverses professions.
Pourtant cela est de plus en plus nécessaire, y compris au niveau international, pour que la dignité de chacun puisse être respectée. Divers groupes et personnes œuvrent en ce sens sur des
chemins variés.
Il est important que les membres de la Mission de l Mer soient engagés dans cette action qui peut prendre de multiples visages :
- organisations syndicales - organisations politiques - organisations professionnelles - diverses associations, dont celles qui peuvent apporter leur compétence sur le plan juridique.
Dans un monde où les chrétiens sont en situation de minorité, il nous faut chercher les chemins les plus respectueux de tous pour vivre la solidarité, pour participer à ces actions comme
"partenaires" et témoigner d'un avenir possible.
2.4 Elargir son regard
C'est vrai que la vie des marins est particulière. Il faut en tenir compte et inventer toujours une présence spécifique à ce monde (souvent laissé de côté par les institutions
"terriennes").
En même temps, il importe que le monde maritime évite de s'enfermer sur lui-même
; Beaucoup de ses problèmes sont communs avec d'autres communautés humaines (monde ouvrier, monde rural). Le contact, la réflexion, l'action avec celles-ci ne peuvent qu'être bénéfiques pour trouver des chemins d'avenir.
3 DES LIEUX DE DIALOGUE A PROMOUVOIR
3.1 Un dialogue existe déjà entre Mission de la Mer et des organisations, des associations professionnelles.
Des membres de la Mission de la Mer font partie de ces organisations ou associations, participent aux discussions et actions (syndicats, comités locaux etc.)
La Mission de la Mer en tant que telle ou l'une de ses composantes (J.M. par exemple), ont des contacts avec elles sur le plan local mais même national ou européen.
3.2 Le dialogue existe également avec les marins et leurs familles : les contacts sont nombreux et divers :
- avec les marins français et leurs familles : par la profession, les rencontres sur les quais, sur les bateaux, chez eux, lors d'événements familiaux, les liens par les paroisses etc.
- avec les marins étrangers en escale, en particulier dans les foyers d'accueil, les visites à bord et dans les hôpitaux…
3.3 La Mission de la Mer veut promouvoir des lieux
de dialogue adaptés aux situations nouvelles du monde maritime.
3.3.1. L'évolution du monde maritime (ressources, mondialisation…) est parfois source de tension, de conflits
(entre métiers, entre pays). Grâce à ses relations d'amitié, à son histoire, la Mission de la Mer peut favoriser des lieux d'écoute, de compréhension réciproque, de dialogue.
3.3.2. la dignité des hommes, les
droits des marins sont parfois bafoués. La Mission de la Mer participe, avec d'autres, à les faire respecter davantage (au commerce et à la pêche). On peut citer la recherche, avec le CCFD, sur les droits des marins, la
collaboration avec I.T.F., la recherche pour les marins accidentés etc.… Une attention particulière est portée aujourd'hui sur les bateaux bloqués dans les ports pour diverses raisons (sécurité, faillites etc.).
L'accompagnement des marins qui y séjournent, dans des conditions difficiles souvent, fait jouer de nouvelles solidarités.
3.3.3. A cause d'escales très courtes (porte-conteneurs par exemple), un certain nombre de
marins ne peuvent s'éloigner de leur bateau, se rendre en ville ou dans les foyers d'accueil.
Des "antennes des foyers" et les visites à bord
permettent de les rencontrer. Il s'y vit souvent un dialogue très riche et une possibilité de contact avec, par exemple : les organisations humanitaires, I.T.F., les Eglises… C'est aussi l'occasion de soutenir ce qui se vit déjà à bord (dialogues inter-ethniques, groupes de prière, solidarités diverses) et d'apporter ce qui va permettre de "repartir"(amitié, informations, bibles etc.…)
Il est donc bon de soigner ce service de visites à bord.
3.4 A ceux que nous rencontrons sur notre route
+ ceux avec qui nous sommes au coude à coude dans l'action
+ ceux qui doutent, qui sont à la recherche d'un sens à leur vie, à leur action + ceux avec qui nous avons commencé un bout de partage
nous pouvons aller jusqu'à proposer une recherche, une annonce de la foi,
un partage autour de l'Evangile(dans le respect de l'identité et du chemin de chacun).
Tous ont quelque chose à nous dire de Dieu. La mission, c'est d'abord être à l'écoute des signes de l'Esprit, des parcelles de
vérité répandues par le Créateur sur tous les hommes sans exception, quelles que soient leur famille d'esprit, leur race ou leur culture.
Nous mêmes sommes invités à partager l'Espérance qui nous vient du Ressuscité.
Jésus-Christ est absent de l'horizon de beaucoup de ceux que nous côtoyons (à nuancer pour les marins de certains pays). C'est aussi de notre responsabilité de faire en sorte qu'il soit encore possible aujourd'hui de mettre
sa foi en lui et de la partager, de dire de qui nous sommes témoins, au nom de qui nous voulons dialoguer.
L'appel, aujourd'hui, à rendre visible notre présence, notre témoignage, nos actions, par différents moyens (par
exemple les médias : journaux, radios, TV), ne contredit pas l'enracinement nécessaire au cœur des réalités humaines.
4 DIALOGUER DANS UNE MISSION DE LA MER DIVERSIFIEE
4.1. La Mission de la Mer telle qu'elle existe aujourd'hui, est héritière de différentes traditions missionnaires
qui, en même temps que des préoccupations et des engagements communs, ont aussi leur sensibilité propre. Nous pouvons citer en particulier :
+ une longue collaboration avec la Mission de France des
prêtres navigants ou travaillant dans les ports (dont plusieurs de la Mission de France) "envoyés" parfois par une équipe Mission de la Mer.
+ un courant plus marqué par
l'Action Catholique (J.M., ACOM)
+de plus en plus de personnes engagées dans l'accueil, qui veulent approfondir le sens de leur action ou la partager comme croyants.
De cette histoire sont issues les différentes composantes
de la Mission de la Mer : Communautés portuaires, Equipes maritimes de l'ACO, Jeunesse de la Mer, Prêtres et diacres navigants ou ayant un autre travail. Il est important que chacun apporte ses richesses propres.
4.2. Chacun est présent et actif dans la Mission de la Mer selon sa vocation propre : laïcs, religieux (ses), diacres, prêtres, évêques.
En envoyant des "ministres" à la Mission de la Mer,
l'Eglise dit son attention au monde maritime, manifeste son désir d'une annonce de l'Evangile "authentifiée".
C'est dans le même esprit missionnaire que l'Eglise de France a décidé, dans la réforme
de ses structures, de maintenir un "Comité pour la mission en monde maritime", rattaché à la Commission des Mouvements Apostoliques.
4.3. Dialogue au sein de la Mission de la Mer elle-même :
L'Eglise ne se construit pas par addition mais par la confrontation et le dialogue.
Promouvoir des liens vivants et actifs, des composantes entre elles, les inviter à s'écouter, à respecter leurs
particularités, à faire connaître leurs expériences…c'est servir la communion sans laquelle il n'existe pas de mission authentiquement chrétienne. Vécues dans cet esprit de dialogue, les différences deviennent des richesses.
Cela peut se vivre localement, au niveau de la région, à la session nationale, à l'équipe collégiale.
1.1.1. Partager ce qui fait vivre, aimer, tenir, espérer, les uns les autres.
Partager aussi ce
que provoque en nous la rencontre du Christ. Cette rencontre peut par exemple se faire dans la relecture de la vie : les événements, les relations…
C'est la contemplation des merveilles que Dieu accomplit
dans l'existence des hommes. Le partenariat de Dieu avec les hommes et des hommes entre eux, soudés par Dieu, permet aux chrétiens d'ouvrir des espaces d'espérance dans un monde tenté de baisser les bras et de s'incliner devant
la fatalité.
La démarche de l'Action Catholique
a permis à beaucoup d'avancer sur ce chemin et nous ne pouvons que l'encourager. D'autres se sentent plus à l'aise dans d'autres types de démarche qui ont leur valeur : partages en communautés Mission de la Mer ou encore rencontres comme : Rexpoëde, Journée Escale etc…
Ce sont divers lieux où nous pouvons écouter les autres, mais aussi les laisser avoir prise sur nous, nous laisser toucher par leurs paroles, leurs actes … d'une certaine manière "entrer en alliance avec
eux".
1.1.2. Faire place à une parole autre que la nôtre.
Savoir ouvrir la Bible pour se laisser provoquer par la Parole de Dieu, par l'Evangile.
La prière et la célébration des sacrements ont
leur place dans les diverses instances de la Mission de la Mer. Ces pratiques, liées à toutes les autres, contribuent à constituer la Communauté Ecclésiale.
Nous en avons besoin pour annoncer l'Evangile et témoigner de notre Foi.
Il sera enrichissant de partager entre nous nos diverses manières de vivre.
1.2. Quelques points d'attention
1.2.1. Responsabilité et formation
Depuis quelques années, l'une des priorités que nous nous sommes données est la co-responsabilité prêtres-laïcs
dans les mouvements, dans les "équipes de conduite" aux différents niveaux
Lorsqu'on demande à des personnes de prendre des responsabilités, il est important de leur permettre de participer à de
formations adaptées.
Parmi les responsabilités, il y a celle de permanent en pastorale ou pour un mouvement. Leur présence est très fructueuse.
C'est un objectif à poursuivre
. Les questions des candidats éventuels et des finances sont délicates. Il nous faut dialoguer avec tous les partenaires possibles.
En lien avec la dimension internationale de la mission en monde maritime,
rappelons l'importance de la formation en langues.
1.2.2. Ministères L'envoi de "ministres" comme permanents par les Evêques de France à la Mission de la Mer "authentifie" notre
mission auprès du monde maritime. Cette présence est nécessaire pour être pleinement d'Eglise.
Nous ne pouvons pas nous contenter d'un rôle passif par rapport à cette question. Le souci des vocations et de l'appel
à des ministères doit être l'affaire de tous.
Il faut faire tout ce qui est possible pour maintenir les ministères de prêtre et diacre navigants. Ils sont signifiants de l'intérêt du Christ pour ce monde.
1.2.3. Régions
Nous fonctionnons depuis longtemps en "régions" . le responsable régional et son adjoint, avec l'équipe régionale quand elle existe, s'efforcent d'être attentifs à la réalité
maritime et à la vie de la Mission de la Mer (et de ses diverses composantes).
Ils sont un relais important avec l'Equipe Nationale.
La dimension et la réalité de chaque région demandent de
rechercher un fonctionnement adapté. Il y a toujours uà inventer pour que la communication et les échanges se vivient le mieux possibleet peut-être aussi pour que les réalités les plus petites se sentent soutenues.
Les "particularismes régionaux", l'histoire locale, les relations avec les pays voisins … entraînent une sensibilité et des manières de réagir différentes. Nous avons peut-être à y être plus attentifs
pour que ces différences aussi, nous puissions les vivre comme des richesses.
1.2.4. Prendre les moyens d'un renouvellement
Dans beaucoup de secteurs, est posée avec une certaine inquiétude, la
question de renouvellement. C'est vrai, aussi bien dans les mouvements et leurs responsables que dans les communautés Mission de la Mer.
C'est un
appel à être plus attentifs aux jeunes du monde maritime (et donc à la JM), en prenant en compte leurs différences, ainsi qu'aux jeunes couples. L'effort commencé depuis quelques années auprès de ces derniers est à
encourager.
L'appel de permanents pour ce travail est à développer.
5 – DES PARTENAIRES DANS LA MISSION UNIVERSELLE
5.1. Pastorale ordinaire
La Mission de la Mer est insérée
dans des paroisses, des secteurs paroissiaux, des diocèses, l'Eglise de France.
Le dialogue existe déjà : des membres participent à des Conseils Pastoraux de Secteurs, à des Conseils Pastoraux Diocésains, à des
Conseils Presbytéraux.. Le lien avec l'Eglise de France se fait par le Comité Episcopal
Ces liens sont nécessaires ; sinon l'Eglise oubliera le monde maritime et se mutilera. La Mission de la Mer a besoin
d'être insérée dans l'Eglise qui, elle-même, a besoin de la Mission de la Mer pour s'ouvrir à l'universel.
5.2. *Liens avec des courants missionnaires
5.2.1. Depuis longtemps, des liens privilégiés existent avec la Mission de France. "Un même souffle missionnaire nous anime. Nous avons des préoccupations communes" (Rapport 86). Il faut chercher les
moyens d'une collaboration toujours plus fructueuse.
5.2.2. De nombreux contacts existent entre la Mission de la Mer et la Mission Ouvrière ou l'une ou l'autre de leurs composantes respectives.
Il y en a aussi avec les mouvements en monde Rural, monde Indépendant, ou encore l'A.C.G.F.
L'évolution du monde maritime nous invite à accentuer ces liens : pensons par exemple à des collaborations
possibles de la JM avec d'autres mouvements de jeunes.
5.2.3. La Mission de la Mer est devenue membre de la collégialité du C.C.F.D.
Nous avons des représentants au Comité National et au "Groupe Mer". La mondialisation ne peut que nous inciter à poursuivre ces liens dans la mesure de nos possibilités réelles.
5.2.4. Quelques contacts existent aussi avec la Pastorale des Migrants. Une réflexion commune peut être bénéfique, par exemple sur la question des passagers clandestins" soulevée lors de la dernière session, et
d'autres préoccupations.
5.2.5. Ce qui est dit au long de ce texte sur la dimension internationale nous rappelle qu'il nous faut être attentifs à : - ce que vivent les communautés des DOM-TOM et des divers pays
du Tiers-Monde avec lesquels nous avons des liens. Leur expérience enrichit la Mission de la Mer.
- les rencontres internationales de l'Apostolat de la Mer et de l'ICMA (International Christian Maritime Association)
- les relations existantes avec l'Apostolat de la Mer des pays frontaliers.
5.3. Frères Chrétiens Membres d'autres religions.
Nous vivons des actions communes de solidarité et de défense des droits de l'homme "Les foyers d'accueil donnent à beaucoup d'entre nous une certaine pratique œcuménique de la charité de Dieu"
disait l'un de nous. Chacun, chaque famille chrétienne vit ces actions avec sa sensibilité propre et en fonction de son histoire, de contextes divers.
Le dialogue inter-religieux aussi est bénéfique, permet
des découvertes et des avancées pour tous, sur le chemin du service des –hommes et de la rencontre de Dieu.
L'expression et la manifestation de la Foi sont diverses chez les uns et les autres. Elles interrogent et
enrichissent chacun quand elles sont partagées (nous pouvons penser, à partir de leurs relations à bord, aux témoignages en ce sens de B. Vincent, G. Pasquier, R. Doriol et beaucoup de marins de diverses nationalité que nous
rencontrons.
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