Lettre N° 46 - Avril 07

FPA N° 46 -Avril 07

EDITO

Les « ignorés »

Un quotidien d’un grand port français a récemment fait un article élogieux sur l’accueil des navires dans cet établissement maritime. On ne peut que regretter qu’il n’ait fait aucune mention de l’effort, pourtant  non négligeable, des autorités portuaires dans l’accueil des marins «grâce à qui ces navires arrivent à bon port.». Cela n’aurait pas du échapper  à un journaliste d’une région maritime et s’il y avait consacré quelques lignes,  cela n’aurait pu qu’améliorer l’image de ce port.  On ne peut pas trop lui en vouloir. Comme le faisait remarquer le Président de l’Association Havraise des Amis des Marins, à l’occasion du dixième anniversaire du Seamen’s Club, les marins sont les «invisibles ». Il est évident que l’éloignement des quais, la fermeture des ports, l’impossibilité d’y aller sans laissez passer et autorisations, la diminution du nombre de personnes  engagées dans l’activité maritime ou portuaire, font qu’on peut très bien vivre à côté d’un port et  l’ignorer.

C’est un des soucis de nos associations de rapprocher les deux entités, de faire savoir que c’est  l’équivalent de la population d’une ville comme Calais qui passe dans le port de Dunkerque notre port chaque année, de faire connaître la vie de ces marins et de sensibiliser ainsi la population à l’accueil de ces marins.

Angel LLORENTE. ;

Sommaire

Droits des marins Projet de décret Conseil de Bien Etre  Pages ½

Dimension sociale de la politique

Maritime européenne                            2

Observatoire Droits des marins               3

Groupe de travail décès,abandons…        3/4

Comité International de bien être Assemblée Générale                              4/5/6

Société des Œuvres de mer 6

Mission de la Mer 6

Nouvelles des ports 6/7/8

Divers Special soudure                                    8

Le Bulletin France Ports Accueil: Au  cours de sa première réunion, à Marseille le14 février le bureau de la Faam, s’est posée la question de savoir s’il ne fallait pas espacer la parution du Bulletin de la Faam. Certains trouvent en effet les dates trop rapprochées pour donner des nouvelles de leurs ports. Nous pensons donc que nous pouvons laisser cela à leur discrétion : qu’ils nous envoient des nouvelles s’ils ont des choses à partager. Nous renouvelons notre demande de faire des copies du bulletin pour les membres des  associations qui ne le reçoivent pas par mail.

Droits des marins

Projet de Décret relatif à la prévention des risques professionnels maritimes et au bien être des gens de mer, en mer et dans les ports.

Ce projet, décret, dont nous attendions cependant beaucoup, n’est pas sans susciter beaucoup de questions et une certaine inquiétude. Nous avons pris bonne note de la forme administrative qui est souhaitée être donnée aux conseils portuaires de bien être mais nous ne voyons pas de possibilités de coexistence avec les conseils déjà en place. La présidence par le Directeur départemental des Affaires Maritimes pose plusieurs questions : démission du bureau en place, frais de fonctionnement, collecte des finances … ? Le statut administratif envisagé pour les CBE ne leur permettra pas de recevoir les financements nécessaires aux activités et services de bien être. Dans le FPA 45 nous avions donné le montant des subventions obtenues en 2006 par le CBE de Dunkerque après trois années de démarches. Et ça n’est pas acquis une fois pour toutes, il faut renouveler nos efforts chaque année. Nous souhaitons aussi que le Conseil Supérieur pour assurer sa pleine efficacité au niveau des gens de mer puisse être réuni en formation « Conseil National du Bien Etre » à une date différente de celle réservée à la prévention des risques professionnels maritimes, dont l’ordre du jour sera suffisamment important pour ne pas y adjoindre les problèmes concernant le bien être. On nous dit que le Conseil National aurait une forme proche d’un établissement public  et aurait pour vocation d’insuffler des directives aux conseils portuaires qui eux auraient une conformation proche de celle de l’Agism,( à l’exception de son statut associatif!   c'est-à-dire tripartite (état, employeurs, employés), conformation qu’ont d’ailleurs les Comités locaux de l’Agism, mais nous n’avons pas eu d’indication sur ce que l’Etat envisage comme pérenne de financement de nos foyers, condition de leur survie. J’ai plusieurs fois rappelé combien les marins, payés en dollars dans leur grande majorité, dont le pouvoir d’achat est diminué de 40% par rapport à l’euro ne sont plus en  mesure de contribuer par les dépenses qu’ils y font, au financement des services mis à leur disposition dans les foyers.  Enfin des sources de recettes se tarissent. Ainsi à Marseille, le foyer des paquebots de croisières voit la chute de ses ventes de cartes téléphoniques depuis que des membres de l’équipage en vendent à bord, alors que c’est à l’Association de régler l’abonnement de la dizaine de postes téléphoniques mis à la disposition des marins. Concernant le projet de décret , c’est un regret général qui se manifeste : l’absence de concertation « sur le terrain » pour la rédaction de ce projet. Espérons qu’avec beaucoup de bonne volonté mutuelle, au moment où nous voyons arriver des conteneurs de la 6ème génération de 400 mètres de long, 12.000 conteneurs et une quinzaine seulement de membres d’équipage, nous arrivions à trouver les moyens, (je parodie le serment d’Hippocrate) «  d’accueillir tout le monde sans négliger quiconque. »  Bon courage. A.LL.

La dimension sociale de la politique maritime européenne

C’est le thème qui a été débattu au cours d’une table ronde organisée par la Région Bretagne à Rennes le 9 février. Elle a réuni des dizaines de participants: universitaires, fonctionnaires, représentants d’associations tant française qu’étrangères, délégué du BIT, armateurs, syndicalistes, professionnels de la pêche, du commerce, etc.… Trois grands points ont été traités:

-         la formation, promotion, reconversion, comment rendre le métier attractif?

-         amélioration des conditions de travail et sociales dans secteur maritime européen,

-         élever le niveau des règles maritimes internationales.

Douze intervenants se sont succédés par groupe de quatre pour chacun de ces points .Une traduction simultanée, français, anglais, espagnol a permis ensuite à tous ceux et celles qui le souhaitaient de prendre part aux débats qui suivaient  les  exposés, le rédacteur en chef du « Marin » servant de modérateur. Une des grandes lignes générales qui se dégage de cette journée est la confirmation que l’industrie maritime est en expansion, qu’il y a besoin de marins, - l’intervention du capitaine d’armement du groupe Bourbon qui a passé commande de  140 navires d’assistance et de service pour lesquels il faudra des officiers et marins expérimentés est venue  conforter ce sentiment – mais il faudra aussi qu’un progrès social, à la mesure de cette expansion, l’accompagne. Ce sera le rôle de la contribution de la région Bretagne au Livre vert rédigé par Bruxelles.


Observatoire des Droits des Marins.

Un projet de procédure intitulé « fiches incidents sociaux » permettant de recueillir un maximum d’informations dans le cas d’abandon de navires, qui devrait être présenté au cours des journées d’études des 31 mai et 1er février, a été étudié en réunion de travail à Nantes le jeudi 8 février à l’Observatoire des Droits des Marins. La somme de renseignements  à recueillir pour remplir ces fiches parait  assez difficile à réaliser pour les bénévoles des foyers d’accueil, toutefois il apparaît qu’il serait bon de conserver des traces des cas de navires abandonnés, des différentes aides apportées par le foyers d’accueil et aussi de savoir ce que sont devenus les marins après leur rapatriement chez eux.

Une formule plus simple devrait être trouvée. Une question se pose: pourquoi se cantonner seulement aux navires abandonnés et ne pas faire une telle fiche dans le cas d’autres incidents où l’équipage a eu besoin d’assistance.

Au cours de cette même réunion la question du projet de décret d’un conseil supérieur de bien être a été abordée. Ce projet n’est pas sans soulever beaucoup de questions et d’inquiétudes. Le comité de pilotage qui s’était constitué pour créer un CBE, particulièrement nécessaire dans la zone  Nantes/Saint Nazaire qui compte plusieurs structures d’accueil, n’a pas abouti mais la publication – espérons prochaine – du texte sur les CBE permettra de relancer la mise en place de cet outil indispensable à la Basse Loire.

Deux journées d’études auront lieu le 31 mai et le 1er juin à Nantes . Le programme est le suivant:

- 1ére journée: l’Observatoire  élément d’un réseau. Quels changements depuis 1998 ?

- les nouvelles conventions du travail maritime:

* la convention du travail ; maritime de 2006- évaluation et appropriation par les acteurs,

* l’adoption de la nouvelle norme sur la pêche en juin 2007.

- 2éme journée : le signalement des incidents sociaux concernant un individu ou l’équipage d’un

- la prévention et le traitement des incidents sociaux

* le paiement du salaire dans la convention du travail maritime, à partir de quel moment peut-on dire qu’un marin est impayé, qu’il y a abandon des marins?

* les obligations de l’état du pavillon.


Où en sont les travaux du Groupe de travail ad hoc mixte
OMI/OIT d'experts sur la responsabilité et l'indemnisation pour
les créances en cas de décès, de lésions corporelles et
d'abandon des gens de mer ?

Merci à J.Y.LEGOUAS de nous faire le point sur la mise en place d’une véritable garantie financière internationale pour couvrir le risque d’abandon des marins.

L'abandon des navires et de leurs équipages par des armateurs peu scrupuleux est hélas un phénomène trop récurrent dans notre monde maritime actuel. Même si ces méfaits s'avèrent plus nombreux au cours des périodes de vaches maigres pour l'industrie maritime (ce qui n'excuse rien) que durant les moments où les frets sont moins anémiques (ce qui est le cas actuellement, mais pour combien de temps encore... ?), il n'en reste pas moins que ce douloureux phénomène perdure. La base de données spécialisée de l'OIT, nous allons le voir plus loin, est très révélatrice à ce sujet. Il importe donc, non seulement que le groupe de travail OMI/OIT traitant du sujet dont nous avons souvent parlé ici poursuive ses travaux, mais aussi qu'il puisse les conclure dans des délais raisonnables, en apportant une solution réaliste et concrète à ce problème. Un bref rappel des événements récents concernant cette affaire permettra au lecteur d'actualiser ses connaissances en la matière.

A sa 289e session (mars 2004), le Conseil d'administration du BIT a examiné le rapport duGroupe de travail ad hoc mixte OMI/OIT d'experts sur la responsabilité et l'indemnisation pour les créances en cas de décès, de lésions corporelles et d'abandon des gens de mer. Il a approuvé la convocation d'une sixième session du groupe de travail, à laquelle participeraient huit représentants de l'OIT (quatre représentants des armateurs et quatre représentants des gens de mer). En conséquence, et conformément à la décision susmentionnée, le groupe de travail a tenu sa sixième session du 19 au 21 septembre 2005 au siège de l'Organisation maritime internationale (OMI), à Londres.

Lors de sa 294e session (novembre 2005), le Conseil d'administration du BIT reçut un rapport oral concernant cette sixième session du groupe de travail. A la 295e session (mars 2006), le Conseil fut informé des résultats de cette réunion et approuva les trois points suivants a) le mandat révisé du groupe de travail,

b) la mise en exploitation d'une base de données sur les cas d'abandon de gens de mer, selon les modalités proposées par le groupe de travail,

c) la tenue d'une septième session du groupe de travail, avec la participation de huit représentants de l'OIT (trois pour les armateurs, un pour les armateurs à la pêche et quatre pour les gens de mer). Ceci est important, les représentants des armateurs au commerce ayant justement fait remarquer qu'ils n'étaient pas en mesure de représenter leurs collègues à la pêche. A contrario, l'ITF possède une section des gens de mer, et une section des pêcheurs.

Il convient également de rappeler que la Conférence internationale du Travail, à sa 94e session (maritime), en février 2006, celle-là même qui vit l'adoption de la Convention du travail maritime, 2006, adopta une résolution concernant le Groupe de travail ad hoc mixte OMUOIT d'experts sur la responsabilité et l'indemnisation pour les créances en cas de décès, de lésions corporelles et d'abandon des gens de mer.

Au cours de sa 92e session, qui s'est tenue à Paris du 16 au 20 octobre 2006, le Comité juridique de l'ONU examina un rapport sur le fonctionnement de la base de données hébergée par l'OIT et  mentionnée plus haut, qui a enregistré , depuis janvier 2004, 40 cas signalés ( tous ne le sont pas hélas, sans doute pas ) , dont 22 étaient considérés comme réglés à la date du Comité juridique. Au cours de cette réunion, le président du groupe de travail mixte, Monsieur Jean-Marc Schindler (France) rappela  au comité qu’il était important de commencer à rechercher des solutions viables à long terme pour résoudre le problème de la responsabilité financière concernant l’indemnisation en cas de décès, de lésions corporelles et d’abandon des gens de mer, et suggéra que le moment était venu de fixer la date de la septième session du groupe de travail mixte. Le Comité juridique de l’OMI décida de suivre les conseils avisés de Monsieur Schindler, et encouragea le groupe de travail mixte à poursuivre ses travaux, en invitant les secrétariats des deux organisations à fixer une date pour la tenue de la septième session du groupe de travail mixte , en consultation avec son président. Le Conseil d’administration du BIT, au cours de sa prochaine et 298ème session prévue pour mars 2007, sera informé des développements ci-dessus décrits. Les contacts entre les secrétariats et les partenaires sociaux ne permettent pas, à ce jour, d’envisager avec certitude la tenue d’une sixième réunion du groupe de travail au cours des prochains mois. Ne doutons pas un instant que les résultats de leurs travaux seraient pourtant attendus avec intérêt par la communauté maritime, et en particulier par ceux d’entre nous qui s’attachent au bien être des gens de mer.


Assemblée générale du Comité International pour le Bien Etre des Gens de Mer ( I.C.S.W)

Pour la deuxième fois de son histoire , la première s’étant déroulée en Pologne en Février 2004, ( voir FPA N°29 avril/mai 2004) au centre sportif et de détente destiné aux marins, à quelques dizaines de kilomètres de Gdynia, dans un magnifique cadre de verdure et de lacs, l’ICSW a tenu son assemblée générale à Marseille, du 12 au 14 février, aux Gens de Mer, répondant ainsi à l’invitation qui lui avait été faite en janvier 2006 à Londres par le Président de l’Agism et celui de la FAAM.

Les participants étaient au nombre de quarante neuf, dont JeanYves Legouas, observateur du Bureau International du Travail et Roy Paul, d’ITF Seafarers Trust,  deux administratifs du Comité directeur, les coordinateurs des programmes régionaux des zones d’Amérique Centrale, Afrique de l’Ouest, Asie du Sud, la coordinatrice des programmes de jumelage entre centres d’accueil. Le Docteur Rob Verbist, responsable du S.H.I.P. ( Seafarers’ Health Information Programme ) empêché pour des raisons de santé, avait délégué son assistante.

L’après midi du 12 avait été réservée à la réunion du Comité Directeur d’ICSW

Au cours de la journée du 13 les points suivants ont été discutés:

Programme de santé : échelonné sur une période de 3 ans. Affiches, brochures, documents, Cdrom. ont été produits et diffusés pour promouvoir l’hygiène à bord, notamment dans le domaine alimentaire, lutte contre l’obésité et se protéger  Le livret de lutte contre le Sida du Père Arnaud de Boissieu a soulevé beaucoup d’intérêt.  Au cours de l’année à venir il est envisagé une étude sur les problèmes dentaires à bord ainsi que sur  le mental ( stress, etc.). La question de la fatigue à bord a été écartée,relevant plutôt du BIT, puisque liée à la composition des effectifs à bord. Pour plus d’informations, consultez le site http://www.seafarershealth.org.

Semaines sportives internationales des marins : au problème de leur financement viennent s’ajouter ceux posés par la réduction des effectifs à bord, le raccourcissements du temps d’escale, la gêne occasionnée par le code ISPS. Mais le besoin le plus urgent est celui de coordinateurs et de bénévoles engagés dans la promotion du sport dont les bienfaits sur le moral et le physique sont soulignés.

Programmes régionaux : ils concernent les pays de l’ex URSS,  ceux d’Amérique Centrale où 9 Conseils nationaux de Bien Etre ont été mis en place en décembre 2006. ceux d’Afrique de l’Ouest ( Sénégal, Guinée Bissau,Sierre Leone, Libéria, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Benin, Nigeria, Cameroun, Congo, . Les coordinateur de ces régions ont fait le point sur l’avancée des programmes dans les différents ports. Pour l’Asie du Sud, le coordinateur a rappelé les différents thèmes : coopération régionale et réseau, formation, développement des structures d’accueil, santé , formation des visiteurs de navires, liens avec les autorités portuaires qui ont fait l’objet de deux rencontres régionales a Colombo et à Mumbai.

Formation des visiteurs de navires : Le Merchant Navy Welfare Board de Grande Bretagne a mis sur pied un programme ambitieux de formation, reconnue par les autorités, de 6.000 visiteurs de navires sur une période de 4 ans qui facilitera l’obtention de «laissez passer  » pour ceux qui l’auront suivie. Une demande de financement de ce programme est présentée au ITF Trust.

Jumelages . La coordinatrice a fait le point sur les différents jumelages en cours :

-         Klaipeda ( Lithuanie ) et Fredericia ( Danemark) – Gdansk ( Pologne) et Kerch ( Ukraine) –

-         Brême ( Allemagne) et Izmail ( Ukraine) Constanza ( Roumanie) et Barcelone.

En projet : Santos ( Brésil) et Oase ( Allemagne) Port Réunion et Swinoustie ( Pologne) –

Cotonou (Benin) et Marseille –

Ces jumelages permettent de relever les différences entre les différents ports. A titre d’exemple Barcelone et Constantza : bénévoles dans le premier et contributions volontaires, dans le second employés ( le bénévolat n’est pas dans les mentalités – on ne travaille pas pour rien ) mais contribution obligatoire.

Cette première journée de travail a été suivie d’un cocktail, dans la cour de l’hôtel Les Gens de mer, qui a réuni différentes personnalités maritimes .  M. Noêl Quéré, Président de l’Agism, a dit que c’était une heureuse surprise que l’ICSW, ait répondu favorablement à l’invitation lancée à Londres en février 2006 PAR l’Agism et la Faam.. M.Michel Le Bolloc’h, Directeur de l’ENIM, a parlé du système social maritime français et évoqué les projets en cours. Le Président de la Faam,qui avait partagé toute la journée de travail, avec le groupe, s’est montré plus bref dans son message de bienvenue. Dans sa réponse , Bjorn Loeden, le  président de l’ICSW, a déclaré que l’invitation de tenir à Marseille cette rencontre avait été également une heureuse surprise pour son groupe et a tenu à exprimer ses remerciements. Il a félicité l’ENIM pour son implication sociale et pour avoir su conserver un réseau hôtelier pour les marins..

Pour son assemblée générale, l’ICSW était l’invité du Port Autonome de Marseille qui avait mis le grand salon du 5ème étage de son immeuble, offrant une vue magnifique sur le port,à sa disposition. En souhaitant la bienvenue aux congressistes , le Directeur du port a fait le vœu que tous les partenaires du monde maritime puissent bénéficier du développement du commerce maritime international et il a remis la médaille du port au Président Bjorn Loeden.

Budget, annuaire, Parola (    journal rédigé à Rotterdam pour les marins Philippins ), problèmes téléphoniques ont fait partie des questions débattues au cours de cette assemblée générale qui s’est terminée par l’annonce que Venise invitait à son tour l’IC à y tenir son assemblée en 2008.

Congressistes et personnalités du monde maritime marseillais se sont ensuite retrouvés autour d’un très sympathique buffet offert par le Port Autonome avant de procéder à la visite du port.

Au dire des participants cette rencontre à Marseille a été une réussite. L’avantage pour tous les participants d’être logés dans un même lieu a offert la possibilité de pouvoir continuer les échanges hors réunions officielles. Un grand merci est à adresser à l’Agism ainsi qu’à l’Association Marseillaise des Amis des Marins qui s’est beaucoup investie dans la préparation et le déroulement de cette rencontre.

Société des Œuvres de Mer –

Marseille, Lorient, Port de Bouc, Sète, Le Havre, Loon Plage, Nantes et la Faam ont envoyé les comptes rendus mais les autres ports ne l’ont pas encore fait. Il y a urgence. Les demandes de subvention pour l’année 2007 doivent être envoyées séparément, motivées et accompagnées d’un devis . Elles doivent parvenir avant le 31 mai prochain. Je rappelle que l’adresse électronique de la Société des Œuvres de Mer est Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

Au moment où j’écris ces lignes, le hasard d’un rangement me fait tomber sur le bulletin de la Société des Œuvres de Mer de 1969. J’ai plaisir à retranscrire ces lignes qui montrent comment la SOM, créée en 1894, est toujours bien active :  … si elle a échappé à l’érosion de ces longues années qui ont impitoyablement détruit tant de choses, d’institutions et de gens, c’est qu’elle a su s’adapter à des conditions changeantes et conserver intacte son activité en maintenant toujours le cap sur son but originel: se mettre au service des marins dans l’ordre matériel mais sans jamais perdre de vue l’aide morale dont elle a sans cesse reconnu la primauté … Les statuts de la SOM rédigés en 1898, prévoyaient en leur article 2, l’armement au profit des Terre Neuvas, de navires hôpitaux. Cet article a été modifié ainsi: «la SOM fondée en 1894 et reconnue d’utilité publique par décret du 7 décembre 1898, a pour objet de fournir une aide matérielle et morale aux marins français et étrangers. article

Mission de la Mer

Va tenir sont assemblée générale annuelle les 18,19 et 20 mai 2007 à Loctudy sur le thème «  Solidaires des gens de mer et témoins de l’espérance par la Parole, la Célébration et le Service.

Nouvelles des ports


Dunkerque : une sympathique cérémonie s’est déroulée à bord de la «Duchesse Anne » le 23 mars, celle de la remise à de leurs diplômes à des étudiants du Management Portuaire . Nos associations, le Port Autonome, leurs formateurs, les avaient incités à s’investir dans nos foyers. Certains l’ont fait avec beaucoup de constance. Nous poursuivrons l’action en début d’année estudiantine en rappelant tous les avantages qu’ils peuvent tirer de ce bénévolat : perfectionnement en langues étrangères, meilleure connaissance du milieu maritime. Quelques uns d’entre eux seront appelés à des postes de direction de port et nous pouvons espérer qu’ils prêteront une oreille attentive aux besoins des marins et auront à cœur d’aider les associations d’accueil.


Loon Plage : le nouveau foyer est bientôt achevé .Ne reste que la question de l’alimentation électrique pour laquelle une ligne doit être installée mais cela prend du temps et nous ne comptons pas y être installé avant la fin avril.

Le Havre :


L'activité du Havre se poursuit Nous venons de "sortir" les chiffres de 2006 . Pas de difficultés concernant l'exploitation économique du Club , recevant sensiblement les mêmes subventions que l'an passé nous pouvons maintenir nos deux salariés en place.

En terme de fréquentation nous marquons le pas puisque nous avons servi 9255 Marins contre 9500 l'an passé Les champions restent les Philippins avec 3081 marins suivis par les Indiens :1376.Viennent ensuite les Roumains ,les Polonais les Russes et les allemands l'autre extrémité les Belges ,les Maltais et quelques Taïwanais .Nous savons que le port du Havre a marqué un tassement et nous essaierons de savoir si les courbes sont parallèles . Le CBE se met en place Le temps des réunions est passé et nous nous mettons au travail sans attendre. Pour assurer la partie administrative de cette nouvelle activité nous recrutons un Volontaire du service civil car la charge de travail devient importante  Fort heureusement notre équipe est soudée et je peux répartir les tâches  L'ambiance reste très conviviale au club et nous nous sommes réunis ce samedi 10 février autour d'un apéritif dînatoire comme nous le faisons maintenant tous les ans

Cette réunion informelle permet en outre d'échanger des idées et de lancer des critiques sans heurts Certaines de ces idées seront reprises par le CBE pour permettre aux Amis des Marins de se consacrer exclusivement à l'accueil et de remplir leur vraie mission auprès des Marins

Saint Malo : le directeur départemental des Affaires Maritimes  d’Ile et Vilaine, indique qu’il  appartient à l’association représentant localement la Faam, de demander officiellement à la CCI de St Malo l'attribution du local qui a été identifié avec l'aide de la sous préfecture, puis dans un second temps de mettre en place le fonctionnement du centre, avec l'aide de l'Agism ; et de prévoir des aménagements A cet effet, l'association ( qui le porteur du projet) peut demander à la Région et éventuellement d'autres organismes (ITF ? ) une subvention . En aucun cas , le sous préfet ne fera I lui même ces démarches comme le laisse plus ou moins entendre le texte du bulletin, car ce n'est pas son rôle. Le Directeur termine son message par ces mots « Je pense que si ces démarches sont entreprises le projet malouin pourrait avancer, ce que nous souhaitons tous »

Ndlr : Mme Janik Moriceau , vice présidente de la région Bretagne, chargée des affaires maritimes, a indiqué au cours la rencontre des ports d'accueil à Lorient le 22 octobre 2006, que la région était prête à apporter son aide. M.Noêl Quéré, Président de l'Agism, avait, dès la première réunion en sous préfecture à St Malo, chargé le président de la Faam d'indiquer que son organisme apporterait son soutien. Il a confirmé cette offre au cours des deux dernières réunions auxquelles il avait participé ainsi que la Directrice de l'Union Sociale Maritime.


Paimpol :


Roger Courland nous écrit pour nous faire part de son isolement surtout après le décès du Sénateur des Côtes d’Armor :Py Tremel, ami fidèle et soutien de l’ANAC, qui avait défendu au Sénat son opposition au RIF ; il regrette qu’à part les marées noires la population, même dans son secteur , ne connaisse rien sur les conditions de vie des marins. Il souhaite  que, via les foyers, des informations sur les retraites proposées aux marins navigant sous pavillon de complaisance lui soient fournies. pour la recherche d'emplois, c'est la routine. J'ai atteint  le chiffre 50 en 2006. Nous sommes à l'écoute, ce n'est déjà pas mal, il y en a des personnes qui ne savent où s'adresser: des marins, des candidats, des mères et pères, des étudiants, des chercheurs, des cas sociaux, des " bons pour la casse " vu leur age canonique de 40 ans. N’ayant pas de permanent, vu le coût, je laisse mon balai de côté pour répondre à votre éventuel «  Ca va ? » Je vous dis : «  On fait aller ». Roger Courland ,qui espère voir bientôt le bureau de la Faam passer dans son port.

Brest :


les Amis des Marins profitent de la mise en sommeil de leurs activités car le club est démoli du fait de la rénovation de l’hôtel Les Gens de Mer dont la réouverture, prévue initialement en juin risque d’être retardée, pour faire leurs dossiers de subvention. Ils ont eu la judicieuse idée d’associer le lycée professionnel de l’Elorn de Landerneau , lycée qui prépare à un BTS d’aménagement intérieur, à  l’équipement de leur foyer. Pour une somme très raisonnable,  un devis détaillé et complet leur a été fourni correspondant à leurs besoins ( comptoir, meuble ordinateur, vitrine, présentoir à journaux avec rangement.).


Nantes/St Nazaire : dans sa lettre de demande de subvention au Conseil Général ,l’équipe de Nantes a précisé son projet : «  nous visitons entre 250 et 300 bateaux par an, apportant aux marins informations sur les possibilités d’organiser leur escale, visites des commerces, mais surtout la possibilité de téléphoner à leur famille. Nous constatons que les escales sont de plus en plus courtes et que les marins n’ont pas le temps de se à notre local d’accueil. Aussi nous avons le projet d’acheter un véhicule dans lequel les marins pourront trouver 2 ordinateurs pour envoyer des mails et téléphoner chez eux, ainsi que livres et revues à emporter et un espace convivial . Ce projet, qui a pour but de faciliter la vie des marins, contribuera à renforcer une image de Nantes pour la qualité de son accueil. Les marins sont aux trois quarts des pays de l’est, russes en particulier , nous avons deux interprètes russes qui interviennent chaque semaine. Nous entendons développer un partenariat avec les étudiants nantais et étrangers pour développer leur compétence linguistique au service des marins «  Pour ce projet l’aide d’ITF, de l’Enim, de la Communauté Urbaine de Nantes est également sollicitée. Les clubs mobiles existent déjà dans certains ports. C’est aussi une idée de notre ami André Le Nay qui verrait très bien un autobus à impériale être aménagé ainsi pour les ports de l’estuaire.

Il est regrettable que le projet de création d’un CBE n’ait pu aboutir, pourtant s’il est une zone où sa présence serait bien utile, c’est bien celle de Nantes/ St Nazaire qui compte plusieurs structures d’accueil dont il convient de coordonner l’action. Mais l’idée n’est pas abandonnée et elle est même renforcée par le fait que l’application du décret demandera encore, au minimum, quelques mois, voire plus.


Bayonne :


Le Foyer Escale Adour de Bayonne a accueilli en Janvier 112 Marins et en Février 164 Marins au total 276. En 2006 nous avions accueilli 270 Marins. Comme toujours du lundi au samedi de 18 à 22/23 h ouverture du Foyer ; prise à bord et retour en fin de soirée des disponibles ; mise à disposition des cabines téléphoniques, bar, billard, coin lecture, coin boutique, guitare et orgue électronique, transport aux grandes surfaces ou en ville. Toujours attentifs et disponibles pour le Bien-être des Marins du MONDE. Des nationalités diverses les Pays de l'Est représentent 60 %.En ce début d'année, afin de démarrer les réunions de chantier en vue de notre transfert à l'aval du Port (Quai Européen Tarnos), nous nous sommes rencontrés sur les lieux : architecte, entreprise du bâtiment, menuisier, constructeur de l'escalier d'accès au local en étage, et trois ou quatre de notre équipe. Il a été décidé, après exposé et étude de tous les détails, que le planning des travaux se déroulera d'Avril à fin Juin 2007.Les devis ont été épluchés et ajustés ; nous espérons que notre trésorerie, actuelle et aides à nous parvenir sous peu, feront face à un budget prévisionnel avoisinant les 50.000 Euros.Dores et déjà remerciements à tous ceux qui se sont engagés à nous aider: ITF, CCI BPB, Conseil Régional, Conseil Général des Landes, et divers partenaires informés de notre futur transfert lesquels impliqués dans l'activité portuaire et qui connaissent le bien-fondé de notre activité. Cet été, nous serons à pied d'oeuvre pour encore mieux accueillir et servir tous les Marins du Monde en escale sur les quais de l'Adour, dans le Port de Bayonne.


Port de Bouc : Tm Holmer et Roy Paul, du ITF Seafarer’s ITF Trust ont mis à profit leur passage à Marseille pour la rencontre de l’ICSW pour aller visiter en compagnie de Gérard Pelen et du bureau de la Faam, Port de Bouc et le foyer du terminal à conteneur où nous avons eu le plaisir de revoir nos amis,  Frédéric Streinschneider, toujours très dynamique. Une visite très intéressante et un accueil très chaleureux..

Divers

La revue mensuelle de l’ICSW rapporte qu’un tribunal américain a condamné à une amende de 50.00US£ l’armateu du vraquier de 39.000 tonnes, «Warrior»,   battant pavillon Maltais, pour avoir laissé  son navire traverser l’Atlantique avec des fissures dans sa coque. Ce sont les garde côtes, renseignés par l’équipage, qui ont découvert que des fissures dans la coque, dont deux d’un mètre de long, avaient été recouvertes de bandes de toile peintes ensuite aux couleurs de la coque.  L’armateur a du également verser 100.000US$ à une association écologiste de  Californie.

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