Frère Jean-Noel - Juil 09 - L’institution monastique permet-elle de devenir plus humain ?

L’institution monastique permet-elle de devenir plus humain ?

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« Hoc sit quod dicitus », mot du Père abbé à ma prise d’habit (12 nov. 1946) que je traduirais en gros : « deviens ce que tu parais ». Avec cet habit, qui comme chacun sait ne fait pas le moine, je n’étais qu’un portemanteau. Restait à habiter cet habit de façon vivante : deviens ce que tu parais ; deviens le moine que tu parais.

Décembre 1982, obsèques du Père Romain – un grand homme. Début de l’homélie du Père abbé, le Père Denis : « Aujourd’hui le Père Romain est un moine ».

Entre ces deux moments, toute notre vie : devenir, encouragé par la promesse de Benoît, dernier mot de sa Règle : Écoute, Dieu aidant, tu parviendras.

Devenir

Donc tout un devenir, loin des clichés : une vie bien rangée, sans surprise, pire, sans histoire. « Ah la paix bénédictine ! Long fleuve tranquille !»
Même si ce soir de novembre je planais, tellement heureux d’être arrivé où je voulais, d’avoir trouvé ma place : « çà y est », le moine le découvre vite : çà n’y est pas du tout, çà commence seulement.
Tous nos textes fondateurs : les Écritures, les Pères du monachisme, la Règle de saint Benoît (RB) le confirment et le rassurent : Devenir, c’est au programme. Cf. le vocabulaire de Benoît :

· Le moine est à l’école pour apprendre et donc soumis à une discipline qui peut faire fuir le débutant,
· à un usinage dans l’atelier du monastère. Le moine, comme les galets, se fait à l’usure.
· Il est en chemin, donc cheminement pas à pas. « Chaque jour je commence », St Antoine. « Le voyage le plus long : le voyage intérieur » A.Rimbaud.

Avant même d’être arrivé, pas déçu du voyage !

« Les choses dures et âpres par lesquelles on va à Dieu », RB.

· Plutôt un retour laborieux. Benoît cite l’enfant prodigue. Pas une joyeuse cavalcade, un labeur.
· Une course qui peut être heureuse- il le dit aussi – dans la ferveur de l’esprit. La hâte qui vient de l’amour.
· Un combat, cf. le vocabulaire musclé de RB dès les premières lignes : « Les batailles de l’esprit sont plus sanglantes que les batailles d’hommes ».
· Tout un travail, celui d’une naissance.

Noter encore dans ce vocabulaire du « devenir » un autre registre : maladie et santé. Benoît le rappelle à l’abbé : il a affaire à de petites santés, il doit compter sur sa propre fragilité. Il le sait, on n’est pas des formules 1, il y a des grosses cylindrées et des petites, mais il demande à chacun le plein régime : sans trop pousser quand même. Il le précise : pour ne pas tout casser.

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Se bouger, devenir donc, on est bien là pour ça. Cela nous est rappelé quotidiennement, ne serait-ce que par cette parole de l’abbé à la communauté rassemblée après Laudes à partir de ces textes. Il crée une conscience commune, une chance. Pour éviter de s’endormir, un atout appréciable.

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Tout cela n’est pas très original, mis à part le coup de starter abbatial quasi quotidien pour nous remettre en selle chaque matin – pour vous aussi, vos couples, vos communautés humaines. La vie n’est pas un long fleuve tranquille.
Vous aussi en cheminement, en devenir avec, certains soirs, l’angoisse de l’inconnu, de l’inachevé, … en suspens.
Le tout « tout de suite », le tout « facile », le tout « automatique » n’existe que dans nos rêves, n’existe pour personne.

Devenir, on connaît, on ne peut y échapper qu’on le veuille ou non.
C’est le programme pour le moine, comme pour tout le monde.

C’était important de la souligner.

Plus humain, c’est quoi ?

L’homme de Benoît, Dieu le cherche, l’appelle par son nom. Dieu cherche le contact « Adam où es-tu ? » (T’es où ?). Dieu propose : « Qui veut des jours heureux ? ». Si tu réponds : « moi », … voici le chemin dit Benoît, chemin de retour.

L’homme pour Benoît, l’homme vrai, c’est l’homme qui : Écoute, entend, répond, se met en route.
C’est l’homme revenu, qui revient, (aujourd’hui, frère Romain est un moine).

Le bonheur : répondre à Dieu qui appelle.

Ce chemin, Benoît l’organise, établit une hiérarchie dans toutes ces réalités qui font l’homme. Cf. ces « avant tout » qui ponctuent la Règle. Avant tout, avant tout, …

Qu’est-ce qui reste quand on ne cherche plus à se définir :

· Par le métier : je suis banquier, je suis technicien de surface,
· Par la fiche de paye : je gagne tant, je vaux tant,
· Par le statut social : je suis l’épouse de Mr Tartanpion de la Tourtière, je suis le mari de Mme Machin de la Barrière, je suis le géniteur de ces beaux enfants, …

Toutes choses dont l’engagement monastique nous dépouille. (Je ne suis pas entré au monastère pour faire carrière, pas pour faire du fromage, …)

Qu’est-ce qui reste alors ? L’homme fondamental :
· Un pauvre qui cherche Dieu : c’est la définition donnée par Benoît.
· Un pauvre qui se reconnaît cherché par Dieu, « car Il m’aime » dit le psalmiste, en tapant du poing sur la table.
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La question était : la vie monastique permet-elle de devenir plus humain ?

J’ai déjà un peu répondu : non seulement elle permet, mais c’est fait pour.
Tout y est organisé pour favoriser, aider ce devenir, cette croissance, cette réponse, ce retour.
Elle n’a pas d’autre justification : cela avant tout.

Là est l’important : c’est fait pour. Fait pour ce qui est important, cela seul qui compte finalement : répondre à sa vocation fondamentale d’homme.²

Devenir plus humain, comment ?

D’abord une constatation de Christiane Singer, dans un texte « Sur le bon usage des crises » :

Dans notre société, toute l’ambition, toute la concentration est de détourner notre attention de ce qui est important. C’est la plus gigantesque conspiration d’une civilisation contre l’âme, contre l’esprit. Dans une société où tout est barré, où les chemins ne sont pas indiqués pour entrer dans la profondeur, il n’y a que les crises pour pouvoir briser ces murs autour de nous.

La crise, les crises, ou ces espaces d’écoute de vigilance, d’attention que veulent être les monastères. C’est fait pour (pour écouter, ouvrir à la profondeur) :
· Un espace organisé pour : le site choisi entre dix, l’organisation des bâtiments, la manière d’y vivre, la protection des yeux et des oreilles (médias, télé, radio, Internet), la clôture : une enceinte « acoustique »,
· Un temps organisé : un horaire structuré, structurant (cf. : chômeurs, jeunes en galère, moine en crise : plus d’horaires, si ça flotte, ça ne va nulle part),
· Et dans ce cadre, des chemins pour entrer dans la profondeur.

Là encore le vocabulaire de Benoît est révélateur : il veut éveiller en nous l’intelligence du cœur, réveiller l’oreille du cœur : savoir, se souvenir, réfléchir, s’appliquer à, comprendre que, devoir penser sans cesse, considérer, se rappeler, examiner, songer que, veiller à toute heure, avoir toujours devant les yeux, repasser dans son esprit, s’étudier à, penser que, … vocabulaire souvent à l’impératif : qu’il sache que, il devra se souvenir … assorti d’adverbes : toujours, sans cesse, souvent, avant tout …

On peut retourner le mot de Ch. Singer : « Toute l’ambition de Benoît, toute la concentration, est de ramener notre attention à ce qui est important … de nous faire entrer dans la profondeur ... »

C’est capital d’écouter : écouter partout où ça parle. Et pour nous moines chrétiens, écouter LA Parole, Jésus-Christ, Parole du Père : Chemin, Vérité et Vie, venu pour que nous ayons la vie. La vie en abondance. Une fois Jésus soupirera : « Mais vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »

Le chrétien, le moine chrétien, se met à son école justement pour avoir la vie, apprendre la vie, apprendre à être homme, divinement homme, l’apprendre de Jésus-Christ.

Souvent on lit les Évangiles pour y découvrir : Qui est Dieu ? Dieu comment ? On lit une page et on dit : Dieu est comme ça. On a raison. Jésus y encourage : qui me voit, voit le Père.

Mais on peut y découvrir – justement – être homme, c’est quoi ? C’est comment ? Quand Dieu, le Verbe de Dieu, « fait » l’homme (pas un jeu), quand il se fait homme, « vrai homme » comme dit le Credo (nouvel Adam), quel type d’humanité cela donne-t-il ?

« Regardez bien, dit Benoît – après Paul – regardez bien et faites pareil, imitez-le » : passion pour le Père, passion pour tout l’homme. De quelle autre école d’humanisation pourrions-nous rêver ?

Et c’est principalement la liturgie – au sens le plus large, son cycle annuel, hebdomadaire, quotidien – qui va éduquer notre regard (les yeux fixés sur les mains de son maître, Ps 122), et plus que notre regard ! La liturgie n’étant pas un beau spectacle monté pour les beaux yeux du Bon Dieu, pour lui faire la fête, mais au contraire pour nous faire entrer nous-mêmes dans sa fête : nous faire bouger. Témoin la préface n°4 : « Tu n’as pas besoin de notre louange. Nos chants n’ajoutent rein à ce que Tu es, mais ils nous rapprochent de Toi. »

Les Psaumes : Alors que nous serions tentés de faire de trop belles prières – et même comme dit le Psaume (trad. Du Père Bouyer) « de nous pavaner sur la Montagne Sainte », comme le Pharisien de la parabole, faire le beau … faire comme si, les psaumes – avec leurs hommeries – qui heurtent nos bonnes consciences, nous ramènent vigoureusement sur le seul terrain possible de notre rencontre avec Dieu : notre vérité d’homme, d’homme pas fait, inachevé, en suspens, pêcheur, … pour nous conduire, nous acheminer peu à peu (devenir) à la position juste, « justifié » comme le Publicain de l’Évangile que Benoît donne aussi comme modèle à imiter ou comme l’enfant heureux, apaisé, du Ps 130, autre modèle. Il y aurait beaucoup à dire sur cette lente pédagogie qui va « faire » le moine, l’aider à « devenir », qui va frapper à toutes ses ouvertures : les yeux, les oreilles, le toucher, l’odorat, la langue, le corps entier, pour finalement lui ouvrir le cœur. Importance, impact de la répétition, qui n’est pas rabâchage, dans notre liturgie ! Comme un « massage cardiaque », (Didier Rimaud). Nous sommes en réanimation, en ré-humanisation, « assistance respiratoire ». Retrouver le souffle.
Ps 141.142 : au rythme de ceux qui ont prié avant nous. Ils avaient « du souffle ». Ils étaient « inspirés ».

La communauté

Lieu capital d’humanisation. C’est le milieu naturel de la vie humaine, et même de la vie tout court.

Communauté :
· Pas comme les petits pois carottes dans leur boîte ; c’est plus pratique pour la manutention, à manipuler (cf. les sectes et autres groupes fermés)
· Pas parce que c’est plus économique, comme les voyages groupés,
· Pas comme les syndicats pour être plus forts, pour défendre nos droits et présenter nos doléances,
· Pas non plus parce qu’« entre nous », c’est plus sympa.
Pour aucune de ces raisons.

Communauté parce que homme et femme, à l’image et ressemblance de Dieu, du Dieu Trinité qui est ouverture, échange, circulation, vis-à-vis. Nous sommes faits pour le vis-à-vis, la communion et pour l’ouverture à l’Autre puisqu’il nous appelle et déjà maintenant nous y essayeren nous ouvrant à l’autre, aux autres, cet autre-là, très concret, et cet autre ici encore.

Toute une vie pour apprendre ce grand mouvement d’ouverture à l’autre. Et notre naissance, notre sortie du ventre maternel a été une déchirure – la première d’une longue série – pour nous sauver de l’enfermement mortel. L’enfermement, c’est l’enfer ! Sortir, sortir avec toujours la tentation de refermer la porte sur nous pour retrouver la sécurité maternelle, la sécurité et un monde sans conflit dont nous étions le centre heureux assuré d’un service maximum non-stop.

Ouvrir. Combien de bulles à briser ? Le ventre maternel, le cocon familial, le cercle des amis, tous les cercles « entre nous », avec heureusement, souvent, un « AUTRE » qui vient empêcher le cercle de se refermer, que ce soit l’enfant, l’hôte « qui ne manque jamais » dit Benoît, l’imprévu au bord de la route et qu’il faut voir. Oui, l’enfermement serait mortel, déshumanisant.

La Communauté, lieu d’apprentissage :
· De l’ouverture,
· Du vis-à-vis quotidien,
· De la parole vraie : ce difficile instrument, outil de relation, communion,
· De l’humble service mutuel,
· De la dépendance heureuse (cf. 1 Cor 12 : comme les membres d’un corps, chacun bien présent à sa place),
· De l’estime réciproque, de l’encouragement
· Lieu aussi de la réconciliation en continu – « du pardon et de la fête », Jean Vanier – « avant le coucher du soleil » dit St Benoît.

Après le ventre maternel, après la famille pour le premier âge, on n’a rien trouvé de mieux pour faire un homme : le couple pour les uns, la communauté pour les autres, chacun selon sa vocation, ici où là, une bonne école, une rude école. Avec l’avantage au monastère que l’importance de la communauté nous est sans cesse rappelée et que chacun, et ensemble, on sait que c’est capital.

La sécession, c’est l’échec, le péché, l’objectif raté.

Vous me direz peut-être : « Pour vous les moines, c’est facile, tous les frères sont bien ». Je répondrai : c’est vrai, tous bien, mais pas de la même manière et pas au même moment. En plus on ne s’est absolument pas choisi. Oui, communauté de réconciliation.

Ce ne sont pas des mots. Mais c’est efficace. Oui, une bonne école !

Autre lieu d’humanisation : le travail

« Ils seront vraiment moines s’ils vivent du travail de leurs mains comme nos pères et apôtres » dit Benoît. On ne va donc pas passer sa vie à rêver sur un petit nuage. D’autant que Benoît a un regard très positif sur le travail : étonnant au Ve siècle.

· cela vous structure un homme (cf. chômeurs, jeunes en galère)
· il est exercice des dons mis en nous,
· il est service, solidarité,
· il est école :
- de respect de la matière, des matériaux, de l’outil « à traiter comme les vases sacrés » dit Benoît,
- de rigueur, d’honnêteté, de patience : jamais le tout tout de suite dont on rêve (n’y a qu’à)
- de fidélité au long des jours, heureux ou non,
· école surtout de soumission au réel, aux lois de la matière, de la physique, etc …, comme au frère avec qui on travaille, à ne pas manipuler non plus. Oui, le respect.

Benoît organise donc le travail :

· un horaire s’adaptant aux saisons, aux climats, aux conditions locales
· des lieux diversifiés, « faits pour … » comme l’oratoire,
· attention aux conditions de travail : ordre, propreté, qui fait quoi ?, rendre compte,
· attention aux petites santés, aux malades, aux vieillards : il prévoit un travail adapté pour eux, « pour qu’ils ne se découragent pas, pour qu’ils ne sombrent pas dans la tristesse », même le dimanche,
· même attention à l’égard de ceux qui ont des travaux plus pénibles, moisson, cuisine : supplément de nourriture, un coup à boire, contre le murmure déshumanisant.
Mais toujours un travail compatible en ses horaires, en ses lieux, etc …, avec la visée monastique : suivre le Christ, et pour cela former le cœur du disciple, du frère.

Ce travail vise à convertir le cœur : écouter, écouter jusqu’à dire « oui » à Dieu ! Ce n’est pas rien ! « Le labeur de l’obéissance » dit Benoît. Cela de 18 à 80 ans (?), à tous les niveaux, un vrai « travail » d’enfantement de l’homme, du chrétien, du moine, fils de Dieu, frère universel (« honorer tous les hommes » dit Benoît).

Il y aurait encore beaucoup à dire … sur cette humanisation.

Et dans les cas extrêmes ? : la maladie, la vie qui décline, la mort.

Qu’est ce qui se passe ? Aux lieux du plus grand risque de déshumanisation.

Je n’ai l’expérience directe ni de l’une, ni de l’autre.

La maladie.

J’ai ce que dit Benoît : « Avant tout et par dessus tout, on prendra soin des malades ». Il est prêt à tous les aménagements.
J’ai vu des frères vivre grandement l’épreuve de la maladie (cf. frère Arnaud récemment, parti sereinement en deux mois).
J’ai vu plusieurs générations d’infirmiers, d’aides infirmiers, accompagner des frères malades, ou de plus en plus dépendants, de jour, de nuit. Impressionnant ! Dans quelles familles a-t-on encore les moyens d’un accompagnement aussi fraternel, constant ?

La mort.

Au monastère, elle n’est pas escamotée, mais vécue. Benoît dit « il faut y penser tous les jours ». Bon signe de maturité humaine, de santé : on ne se la cache pas.

Les derniers jours d’un frère sont de grands moments communautaires d’humanité, des moments heureux. Je ne peux m’attarder sur nos manières, nos rites, sur la liturgie (parmi les plus belles) des obsèques. Ce sont des moments de vie. C’est même le dernier mot au cimetière : on chante la VIE quand devant la communauté rassemblée, quatre frères, à bout de cordes, descendent le cercueil en terre et qu’on reprend ce même chant que le frère avait chanté devant ses frères rassemblés le jour de son premier engagement : « Reçois-moi, Seigneur, selon ta parole et je VIVRAI ». La Vie, célébrée, chantée : « aujourd’hui, le frère Romain est vivant ». Devenu vivant ! La vie fêtée, oui : au repas qui suit, menu festif : vin et café, non pour nous redonner le moral, oublier.
La Vie, cela se célèbre, non ? C’est signe de santé.

Est-ce-que çà marche ?

La question était : l’institution monastique permet-elle de devenir plus humain ?

La réponse est : « c’est fait pour !». Le chemin monastique doit « faire » le moine, comme on dit que le « camino » fait le pèlerin de St Jacques.

Est ce que ça marche ?

Peut-on répondre avant le point final ? Avant d’avoir franchi les grandes portes ?

C’est le secret, la grâce, l’Histoire de chacun. Ce n’est toujours que : « si tu veux ».

Le meilleur GPS ne fait pas forcément arriver !

Comme dit Jésus, les Écritures, reprises par Benoît, c’est toujours « si tu veux » …

« Je vous ai proposé la Vie et la Mort,
La bénédiction et la malédiction.
Choisis la Vie.
Afin de vivre, toi et ta postérité,
En aimant le Seigneur ton Dieu,
En écoutant sa voix,
Et en t’attachant à Lui,
Car c’est cela la Vie »Dt 30/19.20
Tu choisis.

Est ce que ça marche ?

Je peux au moins témoigner de ce que j’ai perçu : j’ai connu des frères faisant honneur à la voie monastique, au devenir, à l’humanité, à Dieu qui appelle et fait « lever » de tels hommes.

Des frères qui m’ont donné envie de vivre.

Frère Jean-Noël

Dimanche 5 juillet 2009

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